Cannelle de Ceylan bio Cook 35g
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Un pain d’épices maison réussi, c’est une mie dense mais fondante, une croûte fine qui colle un peu aux doigts et ce parfum de miel chaud et de cannelle qui envahit la cuisine pendant la cuisson. Rien à voir avec les versions industrielles sèches et trop sucrées. Pourtant, c’est l’un des gâteaux les plus simples à faire : pas de robot, pas de levée, un seul saladier et une casserole.
Dans cet article, vous trouverez la recette inratable d’un pain d’épices moelleux au miel et à la farine de seigle, la recette du mélange d’épices pour pain d’épices à composer vous-même (avec les proportions exactes), les ingrédients qui font la différence, les erreurs qui donnent un pain d’épices sec, et tout ce qu’il faut savoir sur sa conservation.
En bref
Il n’existe pas une seule recette d’épices à pain d’épices mais une famille de mélanges, avec un socle commun : la cannelle, qui donne la note chaude dominante, le gingembre, qui apporte du piquant et de la fraîcheur, et l’anis (anis vert ou badiane), la signature du pain d’épices à la française. Autour de ce trio, on ajoute en plus petites quantités des épices puissantes qui donnent de la profondeur : noix de muscade, clou de girofle et cardamome.
Les proportions changent selon la région. À Dijon, l’anis vert domine et la cannelle reste discrète. En Alsace, on pousse la cannelle, le girofle et la muscade, souvent avec un peu d’écorce d’orange. Les versions allemandes (Lebkuchen) ajoutent coriandre, poivre de la Jamaïque et parfois du macis. Le tableau ci-dessous résume ce que chaque épice apporte et la dose à prévoir dans un mélange maison d’environ 20 g.
| Épice | Ce qu’elle apporte | Dose dans le mélange | Notre sélection bio |
|---|---|---|---|
| Cannelle | La base chaude et sucrée. La cannelle de Ceylan est plus fine et moins âcre que la cannelle cassia. | 4 c. à café | Cannelle de Ceylan Cook 35 g, cannelle moulue Ecoidées 75 g |
| Gingembre | Le piquant frais qui réveille le miel et évite un résultat trop plat. | 2 c. à café | Gingembre moulu Cook 30 g |
| Anis vert ou badiane | La note anisée typique du pain d’épices français. L’anis vert est doux, la badiane (anis étoilé) plus puissante et réglissée. | 1 c. à café (moulu) | Anis vert en graines Cook 40 g, badiane bio 40 g |
| Noix de muscade | Rondeur et profondeur boisée. À petite dose, sinon elle prend le dessus. | 1 c. à café | Noix de muscade moulue Cook 35 g |
| Cardamome | Une pointe citronnée et camphrée qui allège l’ensemble. | ½ c. à café | Cardamome moulue Cook 35 g |
| Clou de girofle | La note la plus intense et la plus « Noël ». Indispensable, mais au compte-gouttes. | ½ c. à café | Clous de girofle moulus Cook 45 g |
| Options | Écorce d’orange moulue (version alsacienne), coriandre moulue (version allemande), poivre de la Jamaïque. | ½ à 1 c. à café | Écorce d’orange moulue Cook 32 g, coriandre moulue Cook 30 g |
Combien d’épices au total ? Comptez 2 à 3 cuillères à café de mélange (environ 5 à 7 g) pour un pain d’épices de 8 à 10 tranches. Deux cuillères donnent un pain d’épices équilibré où le miel reste lisible, trois un pain d’épices franchement épicé, comme on l’aime en Alsace. Toutes ces épices se trouvent au rayon des épices en poudre bio et des épices en graines bio ; si vous vous demandez comment reconnaître une épice de qualité, notre guide où acheter des épices bio de qualité détaille les critères à vérifier.
Préparer son mélange soi-même a deux avantages : vous ajustez les proportions à votre goût (plus d’anis, moins de girofle…) et vous travaillez avec des épices dont vous connaissez la fraîcheur. Une épice moulue perd l’essentiel de ses arômes en six à douze mois ; un mélange du commerce ouvert depuis deux hivers ne parfumera presque plus rien.
Mélange pain d’épices maison (environ 20 g, pour 3 pains d’épices)
Mesurez à la cuillère rase, mélangez au fouet ou secouez dans un bocal fermé, et laissez reposer une nuit : les arômes s’harmonisent. Conservez dans un petit bocal en verre hermétique, à l’abri de la lumière et de la chaleur, jusqu’à six mois.
Un conseil qui change tout : moulez vous-même l’anis vert et la badiane. Les graines entières gardent leurs huiles essentielles bien plus longtemps que la poudre. Dix secondes dans un moulin à café, un petit mixeur ou au mortier suffisent, et la différence de parfum est nette. Vous pouvez faire de même avec les clous de girofle entiers et la cardamome en graines.
Un mélange tout prêt dépanne très bien, à condition qu’il soit frais et sans sucre ni arôme ajouté. Le mélange pain d’épices bio de Cook associe cannelle, badiane, fenouil, cardamome, girofle et gingembre ; la préparation pour pain d’épices du Comptoir d’Herboristerie est plus anisée et plus proche de la version dijonnaise (anis vert, cannelle, gingembre, coriandre, muscade, girofle) ; les Fleurs d’épices pain d’épices d’Aromandise se présentent en tube poudreur, pratique pour saupoudrer aussi une compote ou un chocolat chaud. Dans tous les cas, suivez le dosage indiqué sur l’étiquette pour la première fournée, puis ajustez.
Attention à ne pas confondre avec le quatre-épices, qui contient du poivre noir (avec cannelle, girofle et muscade) et aucune note anisée : il parfume très bien une terrine ou un pain d’épices « revisité », mais il ne donne pas le goût classique. On y revient dans la FAQ.
Le pain d’épices tient à peu de choses : du miel, de la farine, des épices, un agent levant et un liquide. Mais chaque choix pèse sur le résultat final, en particulier le miel et la farine.
Le miel représente environ un quart du poids du gâteau : son goût se sent. Deux écoles coexistent.
Liquide ou crémeux ? Peu importe, puisqu’on le chauffe : un miel cristallisé redevient fluide à 40 – 50 °C. Évitez simplement de le faire bouillir, ce qui altère ses arômes. Les fabricants de pain d’épices affichent souvent leur pourcentage de miel (25 %, 48 %, 70 %) : plus il est élevé, plus le goût est marqué et la mie fondante ; la mention « pur miel » indique qu’il est le seul sucre utilisé. Vous trouverez l’ensemble de nos références au rayon miels bio.
La farine de seigle est la farine historique du pain d’épices alsacien : elle donne une mie serrée, humide, légèrement acidulée, qui se conserve très bien. Utilisée seule, elle produit toutefois un gâteau dense et un peu friable. Le meilleur compromis est un mélange moitié seigle, moitié blé : le seigle apporte le goût et le moelleux, le blé la tenue et la légèreté.
Le miel suffit à sucrer, mais 50 g de sucre complet rapadura ajoutent une note de caramel et de réglisse qui se marie à merveille avec les épices, et foncent joliment la mie. Si vous hésitez entre sucre roux, blond ou complet, notre article sur les différences entre les sucres de canne fait le point.
Côté levée, la poudre à lever (levure chimique) fait gonfler la pâte, et une demi-cuillère à café de bicarbonate alimentaire réagit avec l’acidité naturelle du miel : la mie est plus souple et prend cette couleur brun foncé caractéristique. Les deux se trouvent au rayon aide à la pâtisserie bio. Pas de levure de boulanger ici : le pain d’épices n’est pas un pain qui lève, malgré son nom.
Cette recette est volontairement classique : elle marche à tous les coups, avec ou sans robot, et s’adapte facilement (les variantes sans œuf, végane et sans gluten sont plus bas). Préparation 15 minutes, cuisson 50 à 55 minutes, repos 24 heures.
Ingrédients pour un moule à cake de 24 – 26 cm (8 à 10 tranches)
Préparation
Ce temps de repos n’est pas un détail : le pain d’épices sorti du four est bon, mais le lendemain il est bien meilleur. L’humidité du miel se redistribue dans la mie, la croûte s’attendrit et les épices, encore un peu « vertes » à la sortie du four, se fondent les unes dans les autres. Les pains d’épices artisanaux se vendent d’ailleurs rarement le jour de leur cuisson.
Un pain d’épices raté est presque toujours un pain d’épices sec, dense ou brûlé sur les bords. Voici les gestes qui font la différence, et ce qu’ils corrigent.
Le pain d’épices traditionnel de Dijon ne contient pas d’œuf, et la recette ci-dessus s’en passe très bien : remplacez les deux œufs par 60 ml de lait (ou de boisson végétale) supplémentaires. La mie est un peu plus serrée, plus proche du pain d’épices « à l’ancienne ». Une cuillère à soupe de graines de lin moulues mélangée aux poudres aide à lier.
Supprimez les œufs comme ci-dessus, remplacez le beurre par 40 ml d’huile neutre et le lait par une boisson végétale (avoine ou amande, qui restent discrètes ; notre guide des laits végétaux vous aide à choisir). Reste la question du miel, qui n’est pas végan : le sirop d’érable ou le sirop d’agave le remplacent poids pour poids, en ajoutant 1 c. à soupe de sucre complet pour compenser leur pouvoir sucrant moindre. Ce n’est plus un pain d’épices au miel à proprement parler, mais c’est délicieux.
Remplacez les 275 g de farines par 150 g de farine de riz complet, 75 g de farine de sarrasin (qui rappelle la rusticité du seigle) et 50 g de fécule de maïs ou de pomme de terre, ou par 275 g d’un mix pâtisserie sans gluten. Gardez les œufs, qui assurent la liaison, et vérifiez que votre poudre à lever est garantie sans gluten. La mie sera un peu plus friable : laissez bien refroidir avant de couper. Pour aller plus loin sur les équivalences, voyez notre tableau d’équivalence des farines sans gluten.
Alsacien : seigle majoritaire (200 g de seigle pour 75 g de blé), mélange d’épices version alsacienne avec écorce d’orange, 3 cuillères à café d’épices, un miel de sapin ou de forêt. C’est le pain d’épices sombre et très parfumé des marchés de Noël. Dijonnais : 100 % farine de blé, pas d’œuf, mélange d’épices à dominante d’anis vert, miel doux. Traditionnellement, les fabricants dijonnais laissaient reposer la « pâte mère » (miel et farine) plusieurs semaines avant d’ajouter le levant et d’enfourner : un repos de 24 heures de la pâte au frais, avant d’ajouter la poudre à lever, en donne une idée.
Le miel retient l’eau et la farine de seigle rassit lentement : le pain d’épices est l’un des gâteaux qui se conservent le mieux, et il s’améliore pendant les premiers jours.
| Mode de conservation | Durée | Conseils |
|---|---|---|
| Température ambiante, emballé dans un film ou un torchon, dans une boîte hermétique | 1 à 2 semaines | La meilleure option. Ne tranchez qu’au moment de servir : la tranche sèche, le pain entier non. |
| Réfrigérateur | Jusqu’à 3 semaines | Possible mais le froid le dessèche et masque les arômes. Sortez-le 1 heure avant de servir. |
| Congélateur, entier ou en tranches séparées par du papier cuisson | 3 mois | Oui, le pain d’épices se congèle très bien. Décongelez à température ambiante, emballé, 2 à 3 heures pour des tranches, une nuit pour un pain entier. |
Un pain d’épices qui a séché malgré tout n’est pas perdu : passez les tranches 5 minutes au four à 150 °C ou quelques secondes au grille-pain, elles retrouvent du moelleux et dégagent à nouveau leurs parfums. Et s’il est vraiment trop sec, direction la cuisine salée (voir ci-dessous).
Au petit-déjeuner ou au goûter, nature, avec une fine couche de beurre demi-sel, ou trempé dans un chocolat chaud : c’est la base. Mais le pain d’épices a aussi une belle carrière en cuisine.
Le pain d’épices est un gâteau au miel : il est riche en glucides et pauvre en matières grasses. Selon la table Ciqual, un pain d’épices classique apporte environ 320 à 335 kcal pour 100 g, avec moins de 3 g de lipides, autour de 70 g de glucides et 2 à 3 g de fibres. Une tranche de 30 g représente donc une centaine de calories, soit l’équivalent de deux biscuits secs, et nettement moins qu’une part de cake au beurre.
Comme tout aliment, le pain d’épices ne fait pas grossir en soi : c’est la quantité et la fréquence qui comptent. Le faire soi-même permet de maîtriser ce qu’on y met, de réduire le sucre ajouté (le miel suffit), de choisir un miel et des farines bio, et d’éviter les arômes et les sirops de glucose des versions industrielles. Si le sujet vous intéresse, notre article sur le meilleur pain pour la santé replace les choses dans leur contexte : malgré son nom, le pain d’épices est une pâtisserie, pas un pain.
Précautions
Le quatre-épices associe poivre noir, cannelle, girofle et muscade (la composition varie selon les marques, le gingembre remplace parfois la cannelle). Il n’a pas de note anisée et contient du poivre : c’est un mélange salé-sucré, pensé pour les terrines, les pâtés et les plats mijotés. Le mélange pour pain d’épices est sans poivre, plus riche en cannelle et en gingembre, et contient de l’anis. On peut dépanner un pain d’épices avec 1 cuillère à café de quatre-épices plus 1 cuillère à café de cannelle et ½ d’anis moulu, mais le résultat n’est pas tout à fait le même.
Oui, avec du sirop d’érable, du sirop d’agave ou de la mélasse, mais ce n’est alors plus un pain d’épices au sens traditionnel : le miel fait le goût, la couleur et le moelleux. Si vous remplacez le miel, ajoutez un peu de sucre complet et attendez-vous à une mie un peu moins fondante.
Entre 2 et 3 cuillères à café de mélange (5 à 7 g) pour une recette de 8 à 10 tranches, soit environ 1 % du poids de la pâte. Commencez par 2 cuillères à café si vous cuisinez pour des enfants ou si votre mélange contient beaucoup de girofle.
Sans aucun problème, volume pour volume. La boisson d’avoine et la boisson d’amande sont les plus neutres ; la boisson de riz est plus sucrée, la boisson de soja un peu plus marquée. Vous pouvez aussi utiliser de l’eau ou un thé noir fort, comme dans certaines recettes anciennes.
Le plus souvent parce qu’il a cuit trop fort ou trop longtemps, qu’il ne contient aucune matière grasse ou qu’il a été coupé encore chaud. Cuisez à 160 °C, surveillez au couteau, emballez-le tiède et attendez 24 heures : ces trois gestes règlent la question dans la grande majorité des cas.
Oui, entier ou en tranches séparées par du papier cuisson, jusqu’à 3 mois. Décongelez-le emballé, à température ambiante, pour qu’il ne sèche pas.
Non. Malgré son nom, il ne contient ni levure de boulanger ni levain et ne subit pas de fermentation : c’est un gâteau au miel, levé à la poudre à lever. Le mot « pain » vient de sa forme et de ses origines médiévales, où il se présentait comme une pâte de miel et de farine très dense.
Le pain d’épices maison tient à trois choses : un bon miel, des épices fraîches dosées avec justesse, et un peu de patience. Composez votre mélange d’épices, respectez la cuisson douce, emballez le pain tiède et attendez le lendemain : vous obtiendrez un pain d’épices moelleux, parfumé, qui se gardera toute la semaine et qui donnera envie de recommencer avec un autre miel ou une autre variante. Il ne vous reste qu’à choisir vos épices.